Il n’est pas étonnant que des projets du même ordre aient vu le jour dans les universités les plus prestigieuses du monde. Boston University, Harvard, The University of Chicago, Vassar et Yale publient des magazines érotiques pour certains depuis dix ans. Ces succès sont une marque supplémentaire du dynamisme de ces écoles et mettent en exergue la maturité, la créativité et l’ouverture d’esprit de leurs élèves, comme le signale un article du New York Times. Il n’y a aucune raison pour que les étudiants de SciencesPo ne parviennent pas à montrer les mêmes qualités dans la réalisation de L’Imparfaite.

On se souvient qu’en France les élèves d’Henry IV ont publié en 2002 un dossier spécial sexe dans le journal lycéen, Ravaillac. Après une bataille juridique entre l’administration et les étudiants, le tribunal a annulé l’interdiction du journal et la presse a salué le courage des étudiants. Plus récemment, et au sein même de Sciences Po, l’association sportive a publié en 2005 un calendrier érotique représentant les membres de l’équipe féminine de rugby de l’école.

En définitive la publication de L’Imparfaite ne devrait poser aucun problème d’ordre juridique ou moral puisque des revues du même ordre ont déjà vu le jour à l’étranger et en France.

Advertisements